La taille zéro n’existe pas!

Avant de commencer cet article, sachez que c’est ok de prendre du poids ! (Mais c’est aussi ok, de ne pas réussir à en prendre.)
Cessez de culpabiliser. 

Depuis quelque temps maintenant, je lis des témoignages de mes consœurs blogueuses concernant les mp qu’elles reçoivent presque au moins une fois par semaine. Par rapport à leur poids, principalement. Et aujourd’hui j’ai envie de remettre une bonne fois pour toutes les pendules à l’heure !

Hey les gens, C’EST OK DE PRENDRE DU POIDS! Tant que t’es bien dans des bask’! C’est ok d’en perdre aussi. C’est ok de te laisser un peu aller. 

Est-ce que quand une personne fait une remarque concernant le poids d’une personne se rend-elle compte qu’elle peut toucher un point extrêmement sensible. Pense-t’elle que la personne en face peut peut-être souffrir de TCA ? (trouble du comportement alimentaire)

Sur instagram, je vous ai posé la question suivante en sondage : 

Vous avez été plus d’une centaine à me répondre dont 104 à avoir répondu qu’ils ont subi au moins une fois dans leur vie des remarques liées à leur physique et surtout à leur poids. (!)

J’ai par la même occasion, lu des histoires à en faire pâlir plus d’un. Des témoignages qui m’ont vraiment fait mal au cœur et qui m’ont fait à nouveau me remettre en question sur l’espèce humaine. Comment est-ce qu’un être, qui normalement constitué d’un cœur, peut se permettre de juger une personne sur son physique et par-dessus tout sur son poids ? 

Pour être tout à fait honnête, j’ai dans mon enfance et puis dans mon adolescence souffert de telles moqueries. Des remarques désobligeantes sur mon poids. Puis l’excuse qu’on connaît tous « Oh.. Vous savez les enfants… » « Ils ne disent pas ça pour de vrai… »

Non ! Le respect s’apprend dès le plus jeune âge et je peux bien sûr ne pas imaginer à quel point l’éducation d’un enfant peut être compliqué et que bien évidemment, il est parfois ardu de faire assimiler quelques notions « élémentaires ». Mais merde ! Le respect s’apprend en priorité !

De ce type de moqueries, j’en ai souffert. Oh oui, comme j’en ai souffert. Combien de fois me suis-je surprise à pleurer dans ma chambre détestant ce corps qui pourtant était bel et bien à moi. Ce corps qui était un peu plus rondouillard que la « norme ». 

Mais qu’est-ce que la norme, finalement ? Ah… Parlons-en de la norme… 

Selon la société, les mensurations idéals d’une femme sont de 90/60/90. Soit 90 centimètres de tour de poitrine, 60 centimètres de tour de taille (!) et 90 centièmes de tour de hanches. Qui réellement possèdent de telles mensurations ? 

Barbie. Oui, exactement. Barbie est supposée être « la norme ». Ou la « Femme parfaite ». 

Donc, dès notre plus jeune âge, on nous conditionne dans un monde où la beauté physique prime sur tout. Les grandes maisons de couture favorisent les mannequins anorexiques au détriment d’une personne aux mensurations « normales ». Puis, l’on s’étonne que les jeunes adultes développent des TCA, car leurs modèles sont justement ces mannequins défilants sur les podiums représentant les marques de haute couture.

Nous sommes constamment bombardés de publicités en tout genre et à présent avec les réseaux sociaux, c’est devenu pire. Je n’ai jamais réellement compté combien de pub de ce type, je suis confrontée par jour, mais sans hésitation, je dirais facilement une vingtaine. 

Depuis la création du monde, les influences des corps “parfaits” étaient différentes. Tout est cyclique finalement. Dans les années 20, l’idéal du corps parfait d’une femme était tel un rectangle, soit très très mince sans formes. Dans les années 30, lors de la grande dépression les courbes « naturelles » sont de retour avec des seins, une taille et des hanches un peu plus marqués. En 1960, le corps idéal d’une femme était : grosse poitrine, petite taille et hanches bien marquées, soit les fameuses mensurations 90/60/90. Puis rebelote, puisque dans les années 80, la femme idéal était considérée comme très mince et très menue. En 1990, la maigreur prend toute la place sur le devant de la scène puisque c’est là que commence les scandales de la maigreur dans la haute couture. Puis depuis les années 2000, vous connaissez la chanson, puisque Kim K a mis en avant les courbes généreuses. 

Vous voyez, tout est cyclique. 

Nous arrivons gentiment en période estivale et chaque année, c’est la même chose : « Sculptez votre Summer body » « Comment, j’ai fait pour obtenir mon summer body » « le régime idéal pour votre Summer body »

Sérieusement… STOOOP! 

J’en ai personnellement marre d’être confrontée à ce type de publications. J’en ai sérieusement marre que les médias, les gens, la société me fassent culpabiliser d’avoir 5 ou 8 ou 20 kilos et que je ne serais pas au top sur la plage avec de belles fesses en forme de pêche ! 

Outre, le fait de se faire sentir littéralement « une grosse vache » avec nos kilos en trop, les personnes ayant un métabolisme rapide et peinant à prendre quelques kilos se sentent également extrêmement mal. Et j’ai reçu plusieurs témoignages que j’aimerais vous partager ci-dessous. 

Et ceci n’est que le 10% du genre de messages que j’ai pu recevoir.

À part le « summer body » nous sortons tous, sans exception d’une période de post-confinement et j’ai vu défiler beaucoup de programmes sportifs « post-confinement » « Comment perdre vos kilos accumulés durant le confinement ». LOL

Ce que j’aimerais dire par là, c’est que, qui réellement nous impose une « norme » de poids à atteindre? Un poids forme comme l’appel les experts. Certes, la santé joue un rôle très important dans le poids. Nous savons tous que l’obésité est la cause de beaucoup de maladies et je ne veux encourager personne ici à « être obèse ». Mais juste… Relativiser et se nourrir pour le bien de son âme et pas parce que cela doit plaire à la société ou au diktas.

Certaines personnes n’ont tout simplement pas le choix. Leur métabolisme est ainsi constitué. Trop mince, trop grosse, trop ci ou trop ça. Les gens qui font remarquer à quelqu’un la prise ou la perte du poids devraient balayer devant leur porte. Je sais que cela ne part pas d’une mauvaise intention, dans 99% des cas. Mais mon dieu, pensez aux conséquences désastreuses que cela peut causer dans le psychisme de la personne. 

Puis, outre les remarques de la société « externe » il y a les remarques qui se font de la part des parents ou des autres membres de la famille. J’ai pu lire des remarques tellement mesquines. L’humain et plus particulièrement les enfants sont extrêmement sensibles aux schémas familiaux. Dévalorisez votre enfant et il n’aura jamais confiance en lui. Des séquelles quasiment à vie. De là, s’en découlera alors peut-être une punition qu’on inflige à son corps des années durant. Des régimes draconiens, un programme sportif très strict. Jusqu’à sombrer dans le contrôle total (ou incontrôle) de son corps, au point de ne plus s’autoriser des plaisirs, une fois de temps en temps. 

J’ai entendu beaucoup de personne dire qu’elles se sentaient incapables d’arrêter le sport, car elles culpabilisaient de « ne rien faire ». Mais à cause de quoi culpabilisent-elles ? Elles culpabilisent à cause des remarques du passé. Elles reviennent constamment hanter leur esprit. « Bouge-toi, tu es grosse ! » « Allez grosse vache ! Fais ces squats ! »

La question principale à se poser est alors « te considères-tu comme fainéante si tu t’arrêtes un instant? » Et si réellement, tu écoutais ton corps? Qu’est-ce qu’il te dirait ? Quelle image de toi souhaites-tu renvoyer au monde? Mais surtout, je pense, quelle image de toi souhaites-tu TE renvoyer ? L’essentiel est de se dire “Ok, j’ai ces 5 kilos en trop, et alors?” Qui m’impose quoi que ce soit ? Est-ce que je fais ce régime alimentaire pour MOI ou parce que la société impose un type de corps « pré-fabriqué » ? 

Posez-vous les bonnes questions et appréciez ce que votre corps à a vous offrir. 

Je vois notre enveloppe charnelle comme une maison, un refuge qui nous aide à accomplir une destinée ici sur Terre. Ne perdez pas de vue votre mission première. Ne négligez certes pas votre corps, mais relativisez et surtout accordez-vous le temps nécessaire pour vous aimer. Pour aimer ce ventre un peu flasque (parce que vous avez eu 3 enfants), pour aimer ces hanches un peu plus prédominantes, pour aimer ces fesses rebondies, pour aimer cette cellulite sur vos cuisses. (car la cellulite, c’est normal!)

Avec tout ceci, c’est également ok de faire du sport à haut niveau, mais là aussi, posez-vous les bonnes questions : faire ce sport parce que ca fait du bien et que c’est important de se bouger un peu et de manger convenablement. Mais c’est aussi ok, si ce soir, tu te fais un McDo ou un kebab, car tu n’as pas la force et l’envie de cuisiner un repas sain et équilibré. Et ne t’inquiètes pas, ce n’est pas la mort si pour une fois tes enfants mangeront des raviolis en boite.

C’est la société qui nous impose une pression et de ça, on s’en remet difficilement. À part, si l’on coupe. Si l’on s’isole de ces remarques désobligeantes, si on trouve la force nécessaire pour faire le mur (Pas le mur de Game of Thrones 😉) 

Je me demande souvent ce que personnellement, je recherche en faisant des régimes ou du sport intensément. Est-ce que je le fais pour MOI ou parce que la société me dit que pour ma taille et mon âge je devrais peser 64 kilos ? Le poids « forme » comme ils l’appellent… est-ce que je cherche à fuir quelque chose ? À qui d’abord, j’aimerais plaire ? À la société ? Aux diktats de la mode? À mon partenaire? À cette belle robe que j’ai vue dans une vitrine de magasin ? Non, l’important c’est que je me plaise à MOI et à moi seule d’abord. Avant tout, avant tous les diktats, avant tous les magazines de mode, avant tous les coachs sportifs qui disent que je dois maigrir, car je dois faire une taille 36. 
À moi, et rien qu’à moi ! Apprendre à aimer mes cuisses, mon bassin, mon ventre, mes bras…

Et j’aimerais conclure cet article par une phrase que j’adore : 

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✖️Lisa 📍 Suisse 🎀Lifestyle ¦ Photos ¦ Beauty and More 👩🏻‍🏫 Je teste pour vous ... Enjoy !

5 commentaires sur « La taille zéro n’existe pas! »

  1. Quel magnifique article !! Il vient du cœur et ça se sent !! Merci Lisa, ça fait vraiment du bien de te lire.

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