La pression de la société sur les femmes de 30 ans ou pré-trentenaire.

Il y a quelques jours, j’ai fêté mes 28 ans. Inutile de vous dire que je suis hyper hyper angoissée de quitter la vingtaine pour rentrer dans la trentaine. Dans 2 ans, je quitterai le monde des « jeunes-bébés » pour théoriquement rentrer dans celui des « grands-bébés ». Et il y a des choses tellement déplacées que les gens puisse nous dire, à nous jeunes pré-trentenaires. Je ne veux plus de ces questions, de ces choses qui nous mettent mal à l’aise et dérange. Et elles sont souvent axées sur la maternité …

Le matin de mes 25 ans, j’ai pleuré. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Assise au bord de mon lit, je me souviens que les larmes coulaient à flots. Pourquoi ?
J’ai pleuré, car j’ai eu une grosse prise de conscience et je me suis dit « Ma fille, tu as 25 ans et tu ne sais pas où tu vas. » Ça, c’était il y a 3 ans. Il y a 3 ans je me suis alors beaucoup remise en question et sans rien vous cacher, ma vie professionnelle était un désastre. 

C’est aussi dès tes 25 ans que les gens se mettent à te poser des questions « déplacées » : 

« Alors ? C’est pour quand le mariage? » « Et les enfants, tu y penses ? » « Ça fait 2 ans que tu es avec ton copain, vous pensez aller vivre ensemble ? » « Vous avez déjà discuté des enfants ? » « Et le boulot ça va ? Ahhh tu es toujours là-bas? »

STOOOOOOOOOOOOOOOP ! 

Les gens sérieux, STOP ! 

Quand j’étais petite, je m’imaginais avoir mon premier enfant à 25 ans maximum. Maintenant, en ayant franchi ce quart de siècle, ma vision est bien différente.

Je sais que ce genre de questions n’est pas posé à tort. Mais j’ai le sentiment que poser ce genre de questions augmente considérablement le stress et la pression. Et soyons honnête, ce n’est pas un bon stress.
À mes 25 ans j’avais la chance de vivre dans mon propre appartement depuis environ 2 ans, j’avais un travail stable mais que je n’aimais pas, j’étais avec mon chéri depuis quelque temps déjà, mais pour moi, ma vie n’était pas encore stable. Elle avait l’apparence d’être belle et lisse, mais ma tête était pleine de questions. Ces questions auxquelles tu as l’impression que jamais tu n’auras de réponse. 

Puis arrive tes 26, 27 et aujourd’hui 28 ans. Et à l’heure actuelle, les questions et les blagues de seconds degrés se font de plus en plus pesantes. Surtout celles sur les enfants. 

…la société nous impose de rentrer dans un moule, dans une case…

Je ne comprends pas cette obsession de devoir absolument faire des enfants avant 30 ans. Qui nous l’impose ? Est-ce la société ? Car oui, encore une fois, la société nous impose de rentrer dans un moule, dans une case. Être marié à 25 ans et pondre un gosse avant 30 ans. (désolé pour le langage crue). C’est quelque chose qui personnellement, je n’arrive pas à concevoir. Je ne juge pas les femmes qui ont eu très tôt un instinct maternel développé. Mais personnellement, je suis encore trop égoïste. Oui, je suis égoïste et je veux encore faire les choses pour MOI. Je souhaite prendre soin de MOI et voir des choses que peut-être je n’aurais pas l’occasion de voir en ayant un enfant en bas âge. Est-ce que cela fait de moi un monstre?

La femme a été conditionnée depuis son plus jeune âge à être une femme au foyer – attention, je ne dénigre pas les femmes qui le sont, au contraire, je les trouve admirables, mais ce n’est pas le cheminement que je veux pour moi -. Et je constate qu’encore aujourd’hui, les femmes sont regardées de travers lorsqu’elles disent qu’elles ne veulent pas – ou pour le moment – des enfants. Et pourquoi sont-elles regardées de travers ? Car elles ne rentrent pas dans ce moule et ne porteront pas l’étiquette de “maman”. L’étiquette que la société nous a créé? La femme a donc cette étiquette collée à la peau, qui a été créée depuis la nuits des temps? Combien de remarques misogynes j’entends encore aujourd’hui à ce sujet.

Qui ne vous dit pas que la femme à laquelle vous posez la question peut par exemple être stérile ? Peut-être séropositive ? Peut peut-être avoir fait une fausse-couche récemment ? Essayer la fécondation in vitro… Ces questions peuvent être blessantes et vraiment très déplacées. Mais je pense que c’est réellement la société qui nous l’impose, les habitudes, les meurs. Car visiblement, c’est “normal” d’avoir un enfant avant 30 ans ou à 30 ans. La condition humaine… Puis il y’a aussi cette phrase fatidique “N’attends pas trop, l’horloge biologique tourne…”

J’aimerais faire tellement de choses avant mes 30 ans et à mes 30 ans. J’aimerais voyager le plus possible, être avec mon chéri, rien que les deux. Le garder encore un moment pour moi toute seule. Accessoirement, me marier. Développer ma carrière. Vivre tout simplement. Ceci reflète, ma vision des choses et je suis tout à fait consciente que peut-être les gens ne me comprendront pas et ne la verront pas de la même manière.

Dans les années 50, 60, 70 et 80, la société inculquait aux femmes de rester chastement à la maison attendant leur mari et s’occupant du foyer. Peut-être un peu moins dans les années 80 en réfléchissant. Mais je ne veux pas reproduire ces schémas. Je veux être libre de mes choix et de ma vie. Oui, mon côté militante féministe ressort pas mal, là 😂 traitez-en moi si vous le désirer. 

Il y a encore beaucoup de mentalités, de meurs qui malheureusement sont restés ancrées. 

Je déteste aussi lorsque l’on pose la question « Et le deuxième enfant, c’est pour quand? » Dans ma tête, j’aurais eu bien envie de répondre « Et poser des questions plus sensées ça ne te dirait pas? ». Non, plus sérieusement. Encore une fois, ces personnes ne se doutent pas que peut-être la femme a eu des complications à la naissance du premier enfant. Allez savoir… 
Combien de fois ai-je vécu cette situation où l’on posait cette fatidique question à l’amie que j’accompagnais. “Tu sais, ça serait bien de donner une petite soeur ou un petit frère à ton enfant. Leur visage s’est figé, s’est crispé… Et combien même cela les concerne?
Personnellement, j’ai grandi en tant que fille unique et je n’ai pas souffert d’un manque de frère ou sœur durant mon enfance. Au contraire, je pense qu’en ayant grandi en tant que fille unique cela a permis de m’occuper différemment. Ma mère m’a toujours inculqué le partage et cela ne m’a pas rendue égoïste comme beaucoup de personnes peuvent penser des enfants uniques. 

Cette constante pression que la société nous inflige. Je ne la supporte plus. Je suis très contente pour mes amis qui vivent une vie de famille heureuse et épanouie et je suis bien consciente que parfois un enfant peut arriver par surprise. Ou pas, en y réfléchissant. Mais là, n’est pas le cadre de mon article.

Je ne me sens pas prête à endosser ce rôle de mère. D’ailleurs se sent-on réellement prête pour ça? Comme je l’ai dit, mon instinct maternelle n’est pas – encore – développé et j’admire les femmes qui l’ont eu très tôt.

J’ai longuement discuté avec des mamans qui me suivent sur Instagram. Nous avons parlé de la “pression du deuxième“. Je constate qu’elles subissent également cette pression de la société ou voir carrément pire, que la famille inflige. Qui sont-ils pour diriger ces choix? Nos choix de vie? Notre liberté?

Plusieurs statistiques ont montré que de plus en plus de femmes de moins de 30 ans n’ont pas d’enfant et privilégie leur carrière. Mais aussi, leur situation financière qui ne leur permet pas d’élever un enfant. Cela revient également à la question ” À quand une réelle égalité salarial homme/femme ?” 

Je ne remet aucunement en doute qu’un enfant apporte de la joie et tant de bonheur dans la vie.

Mais pour l’heure, je refuse dans rentrer dans cette case, dans ces meurs et dans ces habitudes. Peut-être vais-je changer d’avis dans 6 mois, 1 an, ou le jour de mes 30 ans, mais ce qui est certain c’est qu’à l’heure actuelle, j’ai envie de vivre les choses pour moi. C’est totalement légitime et personne ne pourra m’enlever ça. M’enlever cette liberté, ma liberté, la liberté que les femmes du monde entier se sont battue et se battent encore aujourd’hui pour avoir. 

Ces femmes sont partout. Elles peuvent être votre amie, votre soeur, votre tante, cousine… Ayez du respect pour elles. Elles n’ont pas besoin de votre opinion critique. Elles ne sont pas des monstres, ni des vieilles filles comme s’amusent à dire le peuple…

Merci de m’avoir lu.

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6 commentaires sur « La pression de la société sur les femmes de 30 ans ou pré-trentenaire. »

  1. Mille mercis pour ton article qui me parle tellement. En fin de semaine je vais fêter mes 25ans… J’avais tellement peur de ne pas être à la hauteur par rapport à toutes ces exigences que la société et mes proches m’impose. Je ne me sens pas prête, pas prête du tout et ton article m’a fait chaud au coeur. Merci infiniment de t’être livré, merci de me rassurer et remettre l’église au milieu de mon village. Mille mercis je vais aborder cette nouvelle année avec un peu plus de sérénité <3

    1. Mille mercis à toi Simone ! Ton message me fait tellement chaud au cœur 💖 c’est grâce à des messages comme les tiens que je trouve la force de continuer de faire ce que je fais. Donc merci merci beaucoup à toi ♥️

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