Notre amour à distance, comment nous avons tout surmonté.

L’amour est un sentiment étrange. Il peut vous transpercer, vous effleurez, vous meurtrir, mais il peut surtout être sincère. Ce samedi 15 juin, 2 jours après la fête des amoureux au Brésil, Diana et Marinho m’ont raconté leur histoire d’amour. Leur belle histoire d’amour, parsemée de hauts et de bas. Un amour à distance qu’ils ont voulu partager avec moi… Avec vous.
Et c’est tout naturellement, à cœur ouvert que je vous livre ce nouvel article « Portraits ». 

  • Lisa: Diana, Marinho, racontez-moi votre histoire, qui êtes vous ?
  • Diana:  je m’appelle Diana et il y a 4 ans, je suis partie au Brésil avec une amie (originaire de là-bas) pour fêter carnaval! Notre voyage avait une durée de 3 semaines. C’était la première fois pour moi, à 24 ans, que je quittais l’Europe.

On part donc au Brésil, le voyage se passe bien, puis quand la porte de l’avion s’ouvre « Diana est complètement perdue *rires*, je me dis que je n’en reviens toujours pas que je suis au Brésil, les pieds dans le sable ». À l’aéroport, la famille de mon amie est venue nous accueillir, forcément ne parlant pas un mot de portugais, je ne comprends absolument rien, je ne connais personne si ce n’est mon amie et ses parents, car ils étaient venus à Noël. 

Tout à coup, accompagné de ses parents, je vois un « énorme gars » (il mesure pratiquement 2 m!) Accompagné à l’époque de sa copine, son ex maintenant. *rires* mais avant d’aller plus loin, faut que je te dise que mon amie avait envoyé une photo de moi à son autre frère *rires* et quand il a vu ma photo « il n’en pouvait plus » alors que Marinho s’en fichait complètement *rires*. Quand son ex a su qu’il y avait une Européenne qui venait, elle a eu peur et elle a voulu venir à l’aéroport ! Mais moi clairement, je n’avais aucune idée derrière la tête ! J’étais là pour m’amuser et assister au fameux carnaval du Brésil !


Notre regard s’est réellement croisé lorsqu’il nous a aidé à mettre les bagages dans le coffre et à ce moment là j’ai ressenti quelque chose, quelque chose de doux, quelque chose que j’aime chez une personne et j’ai ensuite dit à mon amie, « Je sens qu’avec son frère, nous allons super bien nous entendre » avec évidemment sans arrière pensées ! 
Pendant le trajet, Marinho tentait déjà des approches avec moi alors il me posait des questions en portugais alors que je ne comprenais absolument rien. *rires* 
Après le trajet, on est arrivé chez ses parents puis nous nous sommes directement changés pour partir à une fête dans le village local. Là, c’était drôle, car le village où est originaire Marinho n’est pas du tout touristique, donc tous les gens me regardaient et en plus de ça, j’étais hyper blanche. *rires*. 
Je dois t’avouer que j’ai quand même eu assez peur là-bas, non pas à cause des gens, mais tu changes de continent, tu ne connais pas la langue, les gens, etc. Avant de partir, tout le monde rigolait sur le fait que j’allais rentrer avec un Brésilien, alors que moi, je voulais juste partir là-bas m’amuser et voir le carnaval. 

Les jours ont passé et les parents à Marinho avaient loué une maison au bord de la mer, Marinho était sensé nous amener là-bas, mais finalement ça ne s’est pas fait comme ça. On est alors parti, mon amie et moi et lorsque je suis arrivée là-bas, je ressentais comme un manque. Il me manquait en fait, j’espérais vraiment qu’ils nous rejoignent. Le lendemain, sa sœur (donc mon amie) me dit que Marinho avait hâte de finir le travail pour venir me voir. *rires*, c’est alors que j’ai dit à sa sœur que ma foi, son frère me plaisait et que s’il tentait quelque chose, je n’allais pas refuser. J’ai quand même demandé pour avoir son approbation. 

  • Marinho : c’est là que je suis arrivé et elle était sur le hamac. Je l’ai alors – salué en portugais. Je lui ai donné un bisou pour la saluer et là « tac ! Diana m’embrasse » *rires*.

Lisa : ah, c’est toi qui l’as embrassé en premier ? *rires*

Diana : *rires* oui, je ne sais pas, c’était trop bizarre. J’avais entendu la voiture arrivée et je me suis « cool ! Il est là ! » Il est alors venu, et le pire, c’est sa mère qu’il l’a amené vers moi. Il est venu, il a voulu me saluer et je l’ai embrassé. Ça s’est fait naturellement, quoi. *rires*. 

Lisa : et toi, alors quand tu as vu Diana la première fois, tu t’es dit quoi ? 

  • Marinho : avant qu’elle arrive au Brésil, ma sœur m’avait quand même un peu parlé d’elle, je savais qu’elle venait au Brésil pour faire la fête et vraiment sans arrière pensés. 
    J’avais alors dit à mon ex, à l’époque que ma sœur arrivait de Suisse avec une copine. Là, mon ex a commencé à me poser pleins de questions. Elle me demandait si elle était jolie, etc. *rires*. Quand je suis allé à l’aéroport pour les accueillir, je vois mon ex copine arrivée. Je lui ai demandé ce qu’elle faisait là, parce qu’elle n’était pas sensée venir. Elle pensait que Diana était vraiment là pour draguer. Et je lui ai dit qu’elle ne la connaissait pas, et moi non plus d’ailleurs et qu’elle ne devait pas se permettre de dire des choses comme ça ! Elle vient pour faire la fête et c’est tout ! 
    Quand j’ai vu Diana pour la première fois, elle avait une casquette, un short rose *rires* et j’ai dit à ma mère « Wow ! Elle est jolie hein ! » C’était un coup de cœur ! C’était vraiment un coup de coeur. 

    Je n’arrêtais pas de la regarder pendant tout le trajet à la maison. Quand on est arrivé à la fête le premier soir, Diana s’était fait aborder par un mec qui l’avait un peu forcé à danser et je m’énervais déjà *rires*. 
     

Quelques jours après, il y avait un festival et ma sœur me dit qu’elle a aussi acheté un billet pour moi. Et là, j’étais très confus, car j’étais avec mon ex, j’aurais dû passer la soirée avec ma sœur et cette fille qui me plaisait beaucoup…
J’ai passé la semaine avec Diana, je l’observais beaucoup… Elle me plaisait vraiment et je ne savais vraiment pas quoi faire ! Mais 5 jours après, voilà qu’elle m’embrassait ! Depuis là, on ne s’est plus quitté, c’était impossible qu’on nous sépare. 

Mais mon ex n’arrêtait pas de m’appeler et je suis allé chez elle pour rompre. Je lui ai alors tout expliqué, je lui ai dit que j’étais tombé amoureux de Diana. Et j’ai rompu. Mais j’étais vraiment très confus dans ma tête. 

Quand Diana est partie pour rentrer en Suisse, je n’étais pas très chaud à l’idée d’aller en Suisse, car j’y avais déjà habité en 2008 et ça a été une très mauvaise expérience. Mais pour elle, j’y suis tout de même allé ! Après que je sois venu en Suisse, Diana est venue 2 fois au Brésil. Mais ça commençait à devenir fatiguant tous ces allers-retours ! On discutait alors à l’époque que Diana vienne vivre au Brésil, c’était confus, on ne savait pas qui allait rejoindre qui… Mais finalement, c’est moi qui suis venu en Suisse et je ne regrette absolument pas ! Je suis heureux. 

L : en fait, tous les deux, vous ne vous attendiez clairement à ce que votre histoire évolue comme ça ! 

D&M : absolument pas ! 

  • D: le pire, c’est que la veille de mon départ au Brésil, lorsque j’y suis allée la première fois, mes parents me taquinait en me disant « Tu nous ramèneras un Brésilien, de ton voyage ». 
  • M : lorsque Diana a parlé de notre relation beaucoup de personne n’étaient pas ouverte d’esprit et nous cassait. Ils lui disaient que ça n’allait jamais fonctionner, etc. Même ma sœur s’est mise contre nous finalement. 
  • L : en fait, tout vous poussait à vous dire « Ça ne va jamais aller, ils ont raison ! »
  • M : oui, exactement, mais on a voulu y croire ! Et au final, Diana m’a dit « Cette relation ne regarde que nous ! C’est nous qui la vivons ! » J’étais encore plus confus… Le plus difficile dans notre relation à distance a été la dernière fois qu’elle est venue au Brésil, nous sommes restés 5 mois, sans se voir « physiquement ». 
  • Diana : oui, dans la 2e année où on était ensemble, le plus difficile a été vraiment à la fin, lorsque je suis venue la dernière fois. 5 mois sans se voir… 

Lisa : d’ailleurs combien de temps ont duré les va-et-vient entre la Suisse et le Brésil ?

  • Diana : Ca a duré 2 ans, mais durant ces 2 ans ça n’a jamais été très long les périodes sans se voir, à part la dernière fois où ça a duré 5 mois. 
  • Marinho : on communiquait par Skype en fait. 

Lisa : c’était quoi le plus dur dans votre relation ? 

  • Marinho : pour moi, c’est quand je l’amenais à l’aéroport et que je la voyais pleurer. 
  • Diana : le plus dur, oui, ce sont les adieux à l’aéroport. Une fois, ça a été un – désastre dans l’avion, je n’arrêtais pas de pleurer. L’hôtesse de l’air est même venue vers moi me demander si j’avais le mal de l’air. Mais le plus dur, c’est de te dire que tu le vois une dernière fois quand tu passes la porte d’embarquement et que toi, tu continues ton chemin toute seule, qu’il n’est plus là. Mais un point où je suis fière, c’est que notre relation était réciproque et on s’est fait confiance dès le début. J’ai voulu m’accrocher car lui, il m’apportait vraiment ce qu’aucun homme m’a apporté jusqu’à maintenant. Avant de le connaître, j’ai fréquenté des hommes, mais aucun ne lui arrive à la cheville, aucune ne m’a donné cette confiance, ce soutient, ce respect surtout et tout simplement me montrer qui j’étais vraiment ! Et pour moi, je m’en fichais qu’il habitait à l’autre bout du monde, c’était avec lui que je voulais être ! 
  • Lisa : comment vous avez géré le décalage horaire ? Comment faisiez–vous pour communiquer ?
  • Diana : la première personne que j’entendais le matin, c’était lui, il me réveillait et lui allait dormir. À midi, c’est moi qui l’appelais pour le réveiller. Nous étions tout le temps en contact en fait, finalement le décalage horaire nous convenait, car nous n’avons pas énormément de décalage avec le Brésil. Ce n’est pas comme s’il était à 8 h de décalage, on parle alors de 3-4 heures ! Mais le plus dur aussi, c’est quand il partait au bord de mer tout un week-end, car forcément, il n’y a pas du réseau partout, son téléphone était alors coupé tout un week-end. C’était très dure ! 
  • Lisa : aviez-vous peur du fait de se dire peut-être, est-elle avec un autre homme ou une autre femme ?
  • Diana : non, car on était tout le temps en contact et honnêtement, on avait confiance ! Mais à un moment, il m’a quand même dit « Écoute, on arrête, car je vois que ça ne va pas » Car je pleurais beaucoup, je sortais moins avec mes amis, il voyait que je souffrais de cette distance. Mais j’ai refusé ! Mais lui m’a dit ça, pas parce qu’il en avait marre de ce style de relation, mais plus pour moi, il l’aurait fait par amour. Mais finalement, on se rassurait tous les jours. 
  • L: finalement qu’à penser votre entourage de votre relation ?
  • Diana : le problème ici (en Suisse) c’est que les gens sont très fermés. Ils pensent que dans une relation, on a besoin de se voir tous les jours et d’être tout le temps ensemble, mais moi, je peux te prouver qu’une relation ce n’est pas que ça ! Ce n’est pas que physique! C’est ce que la personne peut t’apporter même quand elle n’est pas là. L’amour ce ne sont pas que les bisous, les câlins, etc. Puis quand tu dis ça aux gens, ils se disent que ce n’est pas possible, etc. Mais je pense que tout simplement les gens n’ont pas confiance ! Quand deux personnes sont faites l’une pour l’autre, on ne réfléchit pas… On le sait et c’est tout ! Finalement, tu sais, si ton partenaire te trompe la vie fera en sorte que tôt ou tard la vérité arrivera à tes oreilles. Tu le sauras… Car la vie te protégera. Mais finalement, la vie nous a montré qu’on devait être ensemble et c’est comme ca. malgré toutes les personnes qui nous sont venus contre. Mais ça a été dure… J’avais peur de le dire au début. Je m’attendais clairement à ce que tous les gens me disent « laisse tombé, c’est un amour de vacance, etc. » Mais vas-y pour prouver le contraire, parce que les gens n’ont pas vécu avec toi, ils ne savent pas, ils ne nous ont pas vus. Mais j’ai aussi eu pas mal de soutien de quelques-uns de mes amis et surtout ma cousine qui a aussi vécu ce style de relation… Ma vie je la fait pas avec les gens, j’écoute mon cœur et c’est tout. Le plus dur aussi, c’est aussi peut-être lorsque tu rentres du boulot et que tu as envie de faire des câlins à ta moitié… Ma foi, on se contentait de Skype, des téléphones, des WhatsApp. 
  • Lisa : comment s’est prise la décision qu’il vienne vivre en Suisse ?
  • D : pour moi, c’était clair et net, ça ne devait pas être lui qui devait venir habiter en Suisse, car je respectais le fait qu’il avait déjà eu une mauvaise expérience. Mon idée initiale était de partir 1 année là-bas, pour changer d’air et faire une nouvelle expérience. Mais on a vraiment fait confiance au temps. On s’est toujours dit, si vraiment, on est fait l’un pour l’autre, le temps nous réunira. 
  • M : pour moi, c’était quand même dure de quitter mon pays, mon travail, mes amis, ma famille… 
    Diana : l’avantage pour moi, c’est que quand je suis allé au Brésil pour la 2e fois, je suis partie pour 3 mois et j’ai vraiment vécu comme lui, il vivait. Je n’étais pas dépaysé. Je n’étais pas dans un hôtel 4 étoiles avec la piscine et les cocktails. Non, j’ai vraiment vécu comme lui, dans un environnement où la pauvreté est quand même très présente, les aléas de la vie de là-bas etc. Chez ses parents, je m’y sens comme dans ma famille. Jamais je ne me suis sentie pas à ma place. Mais finalement, voilà, on a convenu que c’est lui qui viendrait ici. 
  • Lisa : comme s’est passé la cohabitation lorsque tu es venu habiter ici ? Car vous êtes passés tout de même d’une relation où vous ne vous voyiez pas tous les jours à une relation où vous verriez tous les jours ? Ce n’était pas trop dure ? 
  • Marinho : on a fait un test d’abord *rires*. On est parti une semaine en vacances aux Canaris, dans un petit appartement et là, on s’est vraiment dit que ça serait le test pour voir si on arrivait à vivre ensemble. Mais c’était trop bien !
    Diana : oui, ce qui est bien avec Marinho s’est qu’on s’est rarement prit la tête. On vivait le moment présent, sans forcément penser au futur. On ne voulait rien contrôler. Malgré tout, on n’a rien lâché. 
  • Lisa : et maintenant ? Vous en êtes où ? Mariés, pas mariés ? Enfants pas enfants ?
  • Diana, oui, on est marié, ça a fait 1 année ! Et pas d’enfants. Pas pour le moment *rires*. On n’est pas prêt. Ça fait 2 ans qu’il ne voit plus sa famille et on prévoit plutôt d’aller quelque temps au Brésil. 
  • Lisa : dernière question, que pouvez-vous donner comme conseil à tous ces couples qui vivent des relations à distance ?
    Diana : patience ! La patience, c’est la clé. Il faut vraiment avoir trouvé vraiment la personne que tu sens qui est particulière et que tu n’as pas trouvé ici. Pour que ça marche, il faut, je pense sentir que tu as trouvé la personne spéciale. Il faut essayer, il faut faire confiance. Lorsque tu te lances dans une relation à distance, il ne faut pas être égoïste, il ne faut pas oublier que ton partenaire vient d’un autre pays et il ne faut pas se dire « Ok, allez, c’est bon, il va s’adapter ». Tu dois respecter sa vie. Ne pas imposer des choses, c’est important aussi. 

Tu as une histoire à raconter? Tu veux partager cette histoire avec moi? Peu importe le thème de ton histoire mes oreilles sont grandes ouvertes et je serais ravie que tu me raconte ton histoire. N’hésite pas à me contacter via ce formulaire de contact si tu veux prendre part à ce projet que je met gentiment mais sûrement en place. Toutes les interviews sont faites sans aucuns jugements et avec le coeur. Ton témoignage peut rester anonyme, si tu le souhaite.

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2 commentaires sur « Notre amour à distance, comment nous avons tout surmonté. »

  1. J’aime me promener sur votre blog. un bel univers agréable. Blog intéressant et bien construit. Vous pouvez visiter mon blog récent. A bientôt.

    1. Bonjour Mélina,
      merci beaucoup pour votre commentaire. ça me touche beaucoup. c’est avec plaisir que j’irais faire un tour sur le votre!
      à bientôt

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